Avez-vous déjà imaginé la gestion d'un hôtel de luxe dans une des cités les plus ensoleillées de France? Notre épisode récent du podcast "Rendez-vous sur la Prom" nous emmène dans les coulisses de l'hôtellerie de luxe à Nice, avec un expert du domaine. Notre invité du jour, Éric Trolliar, occupe le poste de directeur général de l'hôtel Aston La Scala, idéalement situé près de la célèbre Promenade des Anglais à Nice. Éric, avec un background académique enrichissant en hôtellerie, tourisme et développement régional, a acquis une vaste expérience dans le secteur de l'hôtellerie de luxe, notamment à Paris. Il a joué un rôle clé dans l'inauguration de l'hôtel Concorde Montparnasse et a été à la tête d'un établissement 4 étoiles proche de l'Élysée. Son passage chez Maison Vuitton lui a permis d'attirer une clientèle variée et exigeante, incluant le monde de la mode et des délégations militaires internationales. L'épisode offre un aperçu du quotidien d'un directeur d'hôtel de luxe, abordant les challenges de la gestion de la clientèle et des équipes, ainsi que l'importance de créer des expériences inoubliables. Éric partage ses expériences professionnelles, sa transition de Paris à Nice, et les caractéristiques uniques de l'hôtel Aston La Scala, notamment sa vue exceptionnelle et son emplacement privilégié. Il explique comment l'hôtel se prépare pour les grands événements locaux, l'importance de l'offre culinaire et des services complémentaires comme le fitness et les soins esthétiques, essentiels pour se distinguer dans une destination touristique animée. L'épisode se clôt sur une touche personnelle, Éric dévoilant ses endroits favoris à Nice et sa passion pour cette ville qu'il qualifie de féerique.

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Les Secrets d’un Palace Niçois : au cœur du luxe avec Eric Trolliard, directeur de l’hôtel Aston La Scala

Bienvenue chers lecteurs ! Aujourd’hui, je vous invite à plonger dans l’univers fascinant de l’hôtellerie de luxe à travers notre dernier épisode de podcast intitulé « Rendez-vous sur la Prom ». Nous avons eu l’honneur de rencontrer Éric Trolliar, directeur général de l’hôtel Aston Lascala, situé à quelques pas de la célèbre Promenade des Anglais à Nice.

Qui est Éric Trolliar ?

Éric Trolliar n’est pas un directeur d’hôtel ordinaire. Avec un parcours riche et diversifié, il a su se forger une expertise unique dans le domaine de l’hôtellerie et du tourisme. Loin de se destiner initialement à cette carrière, sa passion pour l’entrepreneuriat et son amour pour les études l’ont conduit à embrasser ce secteur avec brio.

L’Aston La Scala : un hôtel pas comme les autres

L’hôtel Aston Lascala est un établissement qui ne laisse personne indifférent. Sa position centrale à Nice, son architecture protégée et son histoire riche en font un lieu à part. Éric Trolliar nous dévoile dans cet épisode les coulisses de cet hôtel magique et les défis quotidiens d’une gestion axée sur l’excellence.

Un emplacement privilégié

L’emplacement de l’Aston Lascala est sans doute l’un de ses atouts majeurs. Avec la Méditerranée d’un côté et les montagnes de l’autre, l’hôtel offre une expérience unique à ses visiteurs. Éric Trolliar nous raconte comment, dès son arrivée à Nice, la beauté du lieu l’a convaincu de s’y installer durablement.

Une offre diversifiée

L’Aston Lascala ne se contente pas de proposer de simples chambres d’hôtel. Éric Trolliar insiste sur l’importance de diversifier les offres pour créer une expérience client mémorable. Des événements musicaux aux activités sportives, en passant par une restauration raffinée, tout est mis en œuvre pour satisfaire les attentes des clients les plus exigeants.

Une équipe dévouée

Le succès d’un hôtel repose aussi sur son équipe. Éric Trolliar partage sa vision du management et l’importance d’un personnel compétent et engagé. Il nous explique comment il parvient à motiver ses collaborateurs pour offrir un service irréprochable, jour après jour.

Nice : une ville d’énergie et de culture

Au-delà de l’hôtel, c’est toute la ville de Nice qui est mise à l’honneur dans cet épisode. Éric Trolliar nous parle de l’énergie débordante de la ville, de sa richesse culturelle et de son potentiel pour les entrepreneurs. Il partage également ses lieux préférés où se détendre et apprécier la vie niçoise.

Pourquoi écouter cet épisode ?

Cet épisode de podcast est une invitation à découvrir l’envers du décor d’un hôtel de luxe et à comprendre les enjeux de l’hôtellerie haut de gamme. Que vous soyez passionné par le secteur du tourisme, amoureux de Nice ou simplement curieux, vous y trouverez des informations passionnantes et des anecdotes inédites.

Apprenez de l’expérience d’un professionnel

Éric Troliar partage son expérience et ses conseils avec générosité. C’est une opportunité unique d’apprendre d’un expert en hôtellerie et de comprendre les clés de son succès.

Découvrez Nice sous un autre angle

Ce podcast vous offre un regard neuf sur la ville de Nice, bien loin des clichés touristiques. Éric Trolliar nous fait voyager à travers les rues niçoises et nous révèle ses endroits préférés.

Éveillez votre curiosité

Chaque épisode de notre podcast est une aventure en soi. En écoutant « Rendez-vous sur la Prom », vous serez transporté dans un univers où luxe et exigence se conjuguent au quotidien.

Comment écouter l’épisode ?

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Nous vous attendons nombreux pour ce rendez-vous exceptionnel sur la Promenade des Anglais. À très bientôt pour de nouvelles découvertes !

Retranscription de l’épisode

0:0:0 Jean-Raphaël Drahi – Bonjour à tous et bienvenue dans ce nouveau numéro de rendez-vous sur la Prom. Alors là, on n’est vraiment pas très loin de la promenade des Anglais, à trois minutes à pied, au septième étage de l’hôtel Aston Lascala, en présence de son directeur général, Éric Troliar.

0:0:13 Eric Trolliard – Bonjour.

0:0:14 Jean-Raphaël Drahi – Bonjour. Merci beaucoup de nous recevoir dans votre magnifique hôtel, vraiment, avec une vue incroyable. Vous ne pouvez pas voir dans ce podcast, mais je me suis mis de dos pour être concentré sur cette interview, parce que la vue derrière moi est absolument magnifique. Alors, on va attaquer tout de suite, Eric. Est-ce que vous pouvez nous dire qui vous êtes et quel est votre parcours ?

0:0:34 Eric Trolliard – Alors, mon parcours professionnel, il est assez simple. J’ai commencé avec un bac scientifique. Je ne me destinais pas au tout début à cette carrière hôtelière. Et finalement, j’ai eu le goût d’entreprendre un BTS en hôtellerie. Et comme j’aimais les études, j’ai continué. Licence maîtrise, DESS, hôtellerie, tourisme, thermalisme dans un premier temps, et ensuite industrie du tourisme et sport tourisme et développement régional. Voilà, donc j’avais deux, en fait, deux cordes à mon arc qui étaient le secteur privé et le secteur public. J’ai eu la chance de pouvoir travailler dans un cabinet ministériel auprès d’un ministre pour pouvoir voir comment fonctionnait un organe public et me rendre compte assez rapidement que finalement c’était le secteur privé qui allait l’emporter. Donc de là, comme tout bon citoyen, j’ai dû accomplir mes obligations militaires. Et ensuite je me suis lancé dans la vie active, c’est-à-dire que j’ai travaillé pendant 16 bonnes années pour le groupe Tétangé, la famille Tétangé. Au préalable j’ai quand même fait mes armes sur un hôtel 5 étoiles à Saint-Tropez, pour ne pas le citer le match à Stella. et j’ai voulu intégrer l’année d’après une grosse structure de type palace sur les bords du lac Léman, étant attachée quand même à la Savoie, puisque je suis Savoyard d’origine.

0:2:24 Jean-Raphaël Drahi – Oui, exactement.

0:2:25 Eric Trolliard – Au carrefour de Grenoble-Chambery-Alperville.

0:2:29 Jean-Raphaël Drahi – D’accord.

0:2:30 Eric Trolliard – Voilà. Donc, au milieu des montagnes. Et donc, c’est au Royal Evian Resort que j’ai continué à travailler. Alors, après effectivement s’en suivent les 16 années pour la famille Tétinger, dernière expérience sans date, ça a été l’ouverture d’un 354 chambres au cœur de Paris, le Concorde Montparnasse. Ensuite, je me suis dit que ce serait peut-être bien de travailler, de continuer à travailler pour un propriétaire privé. Et là, je traverse la Seine, toujours à Paris, puisque j’ai effectivement travaillé 24 ans à Paris, et je me retrouve juste derrière l’Elysée, à diriger un hôtel 4 étoiles, qui porte presque le même nom que l’Aston, puisqu’il s’appelait l’Astor à l’époque. un hôtel de 130 chambres où l’exigence est de mise et où j’ai réussi à capter une clientèle qui n’existait pas à l’époque dans cet établissement, à savoir le monde de la mode. Les fashion weeks sont très prisées à Paris. et les hôtels s’arrachent cette clientèle, clientèle corporate, qui peut prendre jusqu’à 80 chambres pendant 11 nuits, donc c’est quand même une manne. Il y a 3 Fashion Week dans l’année. Voilà, donc ça c’est un secteur de clientèle que j’ai apporté à cet hôtel. Ensuite, j’ai signé pendant trois ans un contrat avec une marque de luxe. Je ne sais pas si on peut la citer.

0:4:28 Jean-Raphaël Drahi – Oui, bien sûr, évidemment.

0:4:28 Eric Trolliard – C’était la Maison Vuitton.

0:4:31 Jean-Raphaël Drahi – D’accord.

0:4:32 Eric Trolliard – Où j’ai accueilli toutes les semaines 17 directeurs de boutiques à travers le monde et qui venaient s’initier à la culture du luxe à Paris. D’accord. Voilà, c’est ce qu’on appelle des groupes back to back. un groupe s’en va, un groupe arrive et c’est comme ça toutes les semaines pendant trois ans. C’est une clientèle qu’il faut choyer, c’est une clientèle qui est là pour apprendre notre culture, on est là pour leur montrer notre savoir-faire en termes d’accueil, en termes de en termes de luxe également. Je pense que l’hôtellerie française est quand même, on peut être fier de notre métier, de notre savoir-faire, de nos écoles hôtelières également, puisque c’est là où on apprend quand même les bases du métier et bien évidemment les fleurons de l’hôtellerie française à travers lesquels on peut agrandir notre expérience. Et puis un autre secteur d’activité de clientèle que j’ai apporté sur cet établissement, qui était le secteur de la défense, puisque nous avons reçu énormément de délégations de délégation militaire à l’hôtel, délégation étrangère, responsable de la CIA, le chef d’état-major des armées américains, etc. etc. Avec toutes.

0:6:3 Jean-Raphaël Drahi – Les conditions de sécurité que ça demande.

0:6:5 Eric Trolliard – Totalement. Et donc ça demande une concentration, une précision assez importante. Je crois que l’événement le plus, qui m’a demandé le plus d’énergie et de précision et de concentration, ça a été le sommet de la francophonie organisé par le président de la République et pour lequel nous avons reçu 14 délégations étrangères avec un ministre des affaires, un ministre, pardon, de la défense de chaque pays et chef d’état-major des armées. Autant vous dire que c’était compliqué à organiser. Mais c’était franchement grandiose pour l’hôtel et je pense que l’équipe en garde un souvenir quand même mémorable. Et puis, il y a huit ans, je décide de quitter Paris et de m’installer à Nice. Et le même propriétaire de la store à Paris avait cet hôtel, l’hôtel Aston à Nice et m’a proposé de venir diriger cet hôtel à Nice. Je ne connaissais pas Nice, j’ai dit pourquoi pas peut-être quelques mois, un an, deux ans, trois ans maximum et puis je retournerai à Paris. Et quand le premier jour vous ouvrez les volets et que vous avez un ciel bleu et que ce ciel bleu et ce soleil durent 300 jours par an, on se dit qu’on va peut-être.

0:7:50 Jean-Raphaël Drahi – Rester un peu plus longtemps.

0:7:51 Eric Trolliard – Voilà, on décide vite de rester et puis on investit ici, on quitte définitivement Paris, qui plus est après les attentats, qui plus est après le Covid, on est très content d’être ici, d’avoir la mer en face, le Mercantour dans le dos, l’Italie d’un côté et la Provence de l’autre.

0:8:16 Jean-Raphaël Drahi – Alors on va revenir justement sur cette arrivée à Nice. Donc c’est en quelle année ?

0:8:20 Eric Trolliard – 2015. 2015.

0:8:20 Jean-Raphaël Drahi – Quel est votre… alors vous parliez du soleil, du Mercantour et de la Méditerranée de l’autre côté. Votre première impression quand vous arrivez à Nice ?

0:8:32 Eric Trolliard – On a l’impression d’être en vacances tous les jours alors qu’on y travaille. C’est juste un cadre de vie idéal. Une ville qui est pleine d’énergie, vraiment. Et puis des lieux où on peut boire, où on peut manger, où on peut se relaxer, où on peut faire du sport. Il y a beaucoup de possibilités. C’est une ville qui est riche en culture de par son histoire, mais riche aussi en culture par les musées, par le nombre de lieux à visiter. Donc il y a beaucoup de choses à faire à Nice et aux alentours également. Donc quand vous voulez venir passer une semaine, quinze jours, voire trois semaines de vacances, il y a de quoi faire.

0:9:27 Jean-Raphaël Drahi – Oui, c’est certain, il n’y a pas de doute. Alors vous avez dirigé plusieurs établissements de haut standing, des établissements de luxe. Quelle est la particularité justement de ce poste à ce niveau de standing ? Quelle est la difficulté, les particularités, les difficultés ?

0:9:45 Eric Trolliard – Alors j’allais dire, il y a deux Il y a deux paramètres, il y a le paramètre client, je dis tous les jours à mon équipe c’est notre poumon, c’est notre poumon, c’est le client qui nous fait vivre, donc pensez toujours client. Et puis la deuxième chose c’est l’équipe, c’est-à-dire sans une équipe vous ne pouvez rien faire, rien diriger, rien proposer. Alors je vais commencer par la partie client, toujours avoir l’œil, garder l’exigence qui nous est demandée, penser que le client voit mais ne dit pas forcément. Donc il faut anticiper sur ce qui pourrait faire défaut, ou alors aussi sur ses attentes. Ça c’est important, être force de proposition, c’est ce qui fait que le client va revenir, et ne pas oublier d’avoir une relation courtoise, sympathique, discrète. Avec le client, en tout cas Alaston, c’est notre marque de fabrique. Pour ce qui est de l’équipe, Alors j’allais vous dire, le management reste le même. Ma devise étant une main de fer dans un gant de velours. La main de fer c’est savoir être directif parce que c’est comme ça que marche une entreprise. Le gant de velours c’est il faut savoir parler à son équipe. Le management c’est ne jamais être traité chaque personne de la même façon. Chaque personne est un individu. Et donc chaque personne se manage d’une façon différente. Donc il faut savoir, à nous, en tant que manager, s’adapter à chaque membre de l’équipe. Entretenir toujours un relationnel avec l’équipe c’est important. et toujours montrer qu’on est sur le terrain, qu’on est derrière eux pour les aider, mais qu’on est là aussi pour diriger. C’est ce qui fera la réussite du produit ou de la prestation qu’on va proposer à notre client. Et je leur dis toujours, Un client vient dans un hôtel pour vivre une expérience, pour vivre une aventure, pour vivre quelque chose de mémorable. Ça peut venir de n’importe quoi le mémorable, ça peut venir d’un sourire, ça peut venir d’une attitude. ça peut venir d’un produit, ça peut venir d’une surprise, ça peut venir de beaucoup de choses et c’est ce qui fera que le client reviendra et se souviendra de l’hôtel dans lequel il aura séjour.

0:13:3 Jean-Raphaël Drahi – Actuellement c’est une équipe de combien de personnes que vous dirigez sur l’Aston ?

0:13:6 Eric Trolliard – On est sur 75 personnes en hiver et elles doublent l’été.

0:13:11 Jean-Raphaël Drahi – D’accord.

0:13:13 Eric Trolliard – On embauche beaucoup de saisonniers, cette année on pensait faire venir l’équipe saisonnière moins de… début mai, et il s’avère que le remplissage de l’hôtel a été extrêmement puissant dès le début du mois de mars. Donc, étant donné qu’on avait pris effectivement nos dispositions pour embaucher le personnel, tôt, en tout cas signer les contrats tôt pour le mois de mai. On leur a demandé s’ils étaient disponibles pour venir deux mois plus tôt et ça a été le cas pour 80% d’entre eux, ce qui fait qu’on n’a eu aucun problème à assurer un bon service pour nos clients.

0:13:59 Jean-Raphaël Drahi – Alors je fais une petite parenthèse, j’ai une question. On parlait de votre métier et de votre place de directeur et du management. C’est un mythe, les clients d’hôtels de luxe qui ont des exigences pas possibles.

0:14:12 Eric Trolliard – À 4 heures du matin ? Alors ça peut arriver. Je dirais que c’est plus quand même le fait dans les palaces. La Stone est un hôtel 4 étoiles, mais il arrive effectivement qu’un client peut avoir une envie soudaine à 4 heures du matin.

0:14:34 Jean-Raphaël Drahi – Et vous y répondez.

0:14:35 Eric Trolliard – On tâche d’y répondre, bien évidemment.

0:14:38 Jean-Raphaël Drahi – D’accord. Alors, justement, l’Aston, est-ce que vous pouvez un petit peu nous parler de cet hôtel qui, moi, je trouve absolument magnifique et l’emplacement, on va y revenir. La piscine, alors qu’on entend un petit peu sur le son, donc ne soyez pas surpris quand vous écoutez le podcast parce que vu la météo, il y a des gens qui profitent de la piscine, du rooftop. Parlez-nous de votre hôtel.

0:14:59 Eric Trolliard – Alors, je dirais qu’au-delà d’être magnifique, c’est un hôtel qui est magique. Un emplacement de choix, sans être chauvin, c’est quand même, je trouve, le plus bel emplacement de la ville de Nice. Alors pourquoi ? Principalement parce que, notamment quand vous faites face à la Méditerranée, entre la Méditerranée et l’hôtel, il y a la ville historique de Nice éclairée la nuit et l’hôtel Aston y fait face. Donc, de jour comme de nuit, cet emplacement est absolument magique. Vous faites tout à pied, que ce soit la ville historique, que ce soit pour faire du shopping sur l’avenue Jean-Médecin, ou découvrir les rues à l’arrière de l’hôtel. Voilà, donc vous faites tout à pied. et vous reprenez un véhicule que pour vous rendre à l’aéroport, donc ça c’est quand même hyper appréciable. Vous avez la possibilité de vous sustenter directement à l’hôtel, vous avez quand même trois points de vente, restauration, la piscine qu’on appelle le Moon Bar, l’Aston Club qui est au 7ème étage et l’horloge qui est au rez-de-chaussée, donc plusieurs possibilités Plusieurs possibilités pour vous restaurer, le room service bien évidemment. Donc soit vous décidez de vivre en autarcie à l’hôtel et de ne pas bouger, ou alors au contraire, vu la proximité de tous les lieux d’attraction de la ville de Nice, et bien effectivement de vous échapper n’importe où. Et ça, ça n’a pas de prix.

0:16:51 Jean-Raphaël Drahi – Les chambres dans votre hôtel, vous en avez ?

0:16:54 Eric Trolliard – Alors, on a 150 chambres.

0:16:55 Jean-Raphaël Drahi – De quelle taille à quelle taille ?

0:16:57 Eric Trolliard – Alors, elles varient de 25 m² à 60 m². Nous avons une douzaine de suites et je vous réserve la primeur puisque je vous annonce que nous sommes en cours de réaliser 17 suites supplémentaires. qui seront attenantes à l’hôtel Aston et qui porteront un autre nom, mais ça pour l’instant j’en garde le secret.

0:17:26 Jean-Raphaël Drahi – D’accord, mais on communiquera plus tard bien sûr là-dessus. Est-ce que justement vous en parliez à l’instant ? C’est un hôtel, je crois, qui a été construit à la fin du 19e siècle. Est-ce que c’est en fait un hôtel un peu particulier dans le paysage qu’il soit ? Il y a d’autres endroits aussi emblématiques, bien évidemment, qui eux sont plus proches de la Méditerranée. Enfin, même si on est quand même plus que proche, on est à trois minutes à pied. Mais est-ce que cette position centrale dans la ville fait de l’Aston quelque chose un peu à part ?

0:17:57 Eric Trolliard – Il fait partie du secteur protégé architectural de la ville de Nice, donc on ne peut pas faire n’importe quoi pour les couleurs de façade, pour les volets, etc. Tout est lié à l’urbanisme de la ville de Nice et on respecte cette architecture. Et puis cet hôtel effectivement est connu pour avoir hébergé un homme célèbre et le gong de midi que nous entendons, le coup de canon en fait, que nous entendons tous les jours à midi. et bien c’était le rappel à l’hôtel de cette célébrité pour y venir déjeuner.

0:18:44 Jean-Raphaël Drahi – Cette célébrité ?

0:18:46 Eric Trolliard – Qui s’appelait Sir Coventry.

0:18:47 Jean-Raphaël Drahi – D’accord, très bien. Aujourd’hui, là, on parlait à l’instant des points de restauration, du rooftop. Je sais que vous organisez des événements musicaux à partir du milieu de semaine, c’est ça, jusqu’au week-end. Est-ce que c’est important aujourd’hui, dans un hôtel, dans un établissement de luxe en particulier, de diversifier les offres ? Moi, je pourrais me dire naïvement, j’ai besoin d’un bel hôtel, j’ai besoin d’une belle chambre. Le reste, à la limite, c’est pas important. Non, vous pensez que c’est important aujourd’hui de pouvoir proposer tout ça à la clientèle ?

0:19:19 Eric Trolliard – Alors oui, c’est très important. Au contraire, c’est ce qui fait vivre un établissement. Vous avez des hôtels sans restaurant, vous avez des hôtels avec restaurant. Personnellement, moi j’ai une préférence pour les hôtels avec restaurant parce que la restauration fait vivre l’hôtel. sinon on n’y est que de passage. Et puis la restauration offre aussi une palette de couleurs culinaires qui est très diversifiée. On peut passer de plats du terroir à des plats méditerranéens. Il y a plusieurs possibilités. Quant aux activités, je dirais que Il y a une activité qui n’existait pas à l’hôtel, c’était l’aspect fitness. On a construit un fitness au rez-de-chaussée de l’hôtel et aujourd’hui on a un coach à part entière qui propose des cours tous les jours et qui est hyper actif. Donc il est présent de 7h du matin jusqu’à 22h le soir, du lundi au samedi, voire même le dimanche matin, à la demande des clients. Y compris les gens de l’extérieur viennent suivre ses cours, donc beaucoup de Niçois viennent suivre ses cours. Ses cours sont pleins, il y a un planning chargé, et donc ça prouve que c’est une activité qui fonctionne bien dans un hôtel. Deuxième activité, on a une cabine de massage et d’esthétique. C’est une demande… assez régulière de la clientèle 4 étoiles, et on ne peut pas, alors même si on n’a pas la place d’un centre de remise en forme sur l’établissement, malgré les 12 000 m² d’exploitation, on se doit d’offrir cette prestation à la clientèle féminine. Et quant au live, Les lives, c’est aussi notre marque de fabrique aujourd’hui, c’est-à-dire qu’on a été certainement parmi les pionniers de la ville de Nice à proposer une offre live, d’abord week-end, puis semaine. Aujourd’hui, on propose des lives du mardi au dimanche inclus. Programmation qui est annoncée sur les réseaux On a monté, du mois qui arrive, une sélection de chanteurs et de musiciens qui viennent à l’hôtel et qui maintenant se battent pour venir se produire à l’hôtel. Alors, petite anecdote, nous avons reçu, c’était l’automne dernier, une artiste française de renom qui est venue faire un concert au… C’était tôt. à l’Acropolis. Elle est venue avec ses 40 techniciens, ses 11 musiciens. Ils ont séjourné à l’hôtel et après le concert, l’endroit s’y prêtait. Ils sont venus au septième étage pour faire ce qu’on appelle un bœuf, c’est-à-dire un after-concert juste entre eux, l’artiste et ses musiciens. Les clients qui étaient présents à ce moment-là étaient subjugués quand ils ont vu Véronique Samson arriver et prendre le micro et jouer au piano, en quelque sorte un concert privé dont ils se souviendront je pense toute leur vie.

0:23:17 Jean-Raphaël Drahi – Oui, puis l’équipe aussi je suppose.

0:23:20 Eric Trolliard – L’équipe également.

0:23:24 Jean-Raphaël Drahi – Vous mettez en place toutes ces prestations. On est dans une ville qui est déjà une ville importante, qui brasse quand même beaucoup de monde, qui brasse aussi des séminaires, des grands rendez-vous professionnels, mais qui brasse aussi énormément de touristes. Il y a beaucoup de propositions hôtelières sur Nice. Est-ce qu’il faut constamment lutter pour être au top quand on a une place qui paraît assez, entre guillemets, assise sur la ville, sans se dire de se laisser aller ? Mais est-ce que c’est une bagarre pour rester toujours dans les premiers ?

0:23:56 Eric Trolliard – J’allais vous dire, s’il voulait être le meilleur, il faut se battre tous les jours. Donc il faut être au top tous les jours. Donc c’est un combat journalier, quotidien exactement. Après, s’il voulait, il y a effectivement 2400 chambres qui sont… en construction, soit certaines construites, soit en cours de construction. Moi, la concurrence ne me fait pas peur. On est là pour proposer une offre, on a un emplacement de choix. Et puis l’Aston a une notoriété. Donc on a aussi une clientèle fidèle qui revient d’une année sur l’autre et fidèle à l’hôtel, mais fidèle aussi à l’équipe. Comme je vous l’ai dit tout à l’heure, c’est aussi notre marque de fabrique. Je n’ai pas à rougir du service que l’on propose versus les nouveaux hôtels de la ville de Nice. Je suis très régulièrement en train d’observer ce qui se passe à l’extérieur et franchement je suis très fier de mon équipe. Donc oui, on peut croire que c’est difficile de lutter tous les jours mais Non, d’abord l’hôtellerie se porte à merveille. On a fait une saison excellente. Je crois que versus les villes de Cannes et d’Antibes, la ville de Nice s’en sort vraiment très très bien. Les chiffres, on atteint des scores jamais atteints. On est très très très très contents. d’exister et d’avoir retrouvé la clientèle internationale, notamment les Américains qui sont revenus en force cette année. Malgré l’absence des Russes, effectivement, les Américains ont vraiment comblé et n’étaient pas venus depuis trois ans à Nice, donc effectivement, là, ils se sont bien rattrapés. La clientèle américaine, la clientèle anglaise, et on a aussi, alors l’Aston attire beaucoup la clientèle scandinave. Donc, beaucoup de Norvégiens, beaucoup de Finlandais, de Danois et de Suédois. On est très content de revoir cette clientèle qu’on n’avait pas vue depuis 3-4 ans.

0:26:34 Jean-Raphaël Drahi – Alors justement, au moment où on enregistre cette émission, la coulée verte est pleine des tentes de l’Ironman et me vient cette question, est-ce que vous organisez de manière différente ? Est-ce que l’hôtel vit de manière différente quand il y a des grands événements comme l’Ironman ? Il va y avoir la Coupe du monde de rugby dans quelques jours, vous avez bien évidemment le carnaval. Est-ce que l’hôtel change dans ces moments-là où ça déroule un peu comme d’habitude, où vous disiez vous êtes plein d’émars ?

0:27:3 Eric Trolliard – Alors si vous me parlez par exemple de l’Ironman, on ne va pas changer en soi l’activité de l’hôtel. Par contre, on va proposer une offre qu’ils apprécient beaucoup, c’est un petit déjeuner à 5 heures du matin. C’est un exemple. Les sportifs aiment se restaurer. On le sait pour des questions de santé, de préparation sportive. On va proposer le petit déjeuner à 5h du matin. On proposera une offre alimentaire adaptée à leurs besoins. Pour ce qui est de la coupe du monde de rugby, on tâchera de rendre l’hôtel plus événementiel, notamment avec la retransmission de matchs, où on aura certainement un étage dédié à la retransmission des matchs, et en l’occurrence l’étage où nous sommes ici. Pour ce qui est du carnaval, on va proposer des offres restauration, adaptée au carnaval, et on est en relation avec la ville de Nice, je ne dirai pas quelle structure, mais on propose chaque année une exposition de costumes de l’opéra, Les clients, quand ils rentrent à l’hôtel, ils apprécient de se retrouver dans cette ambiance carnavalesque.

0:28:43 Jean-Raphaël Drahi – Alors on va rentrer maintenant dans la dernière partie de cette émission et parler un petit peu de la ville. Vous disiez au début de cette interview que Nice avait une véritable énergie. C’est vraiment une ville qui est en mouvement pour vous ? C’est une ville où il fait bon de travailler, d’entreprendre ?

0:29:1 Eric Trolliard – Alors oui, de par l’activité événementielle. On sent qu’il y a une activité culturelle, sportive, très développée. C’est ce qui en fait sa notoriété aujourd’hui. Les congrès aujourd’hui sont mis en stand-by de par la démolition de l’Acropolis. Et de fait, c’est l’activité sportive et culturelle qui a supplanté l’activité congrès. Je pense qu’il y a toujours des moyens de remplir nos hôtels. Il est clair que les congrès sont une manne pour les hôtels et on espère que cette activité reviendra très vite dans nos établissements.

0:29:52 Jean-Raphaël Drahi – La Savoie, Paris ou Nice ?

0:29:57 Eric Trolliard – Alors, mon cœur balance aujourd’hui pour Nice, indéniablement, la Savoie par mes origines et Paris, parce que Paris restera toujours Paris.

0:30:8 Jean-Raphaël Drahi – Trois endroits que vous affectionnez, vous n’avez pas le droit de citer l’hôtel, où vous aimez aller, vous promener, manger. Trois endroits où on peut rencontrer Éric Trollien.

0:30:20 Eric Trolliard – Alors, un hôtel-restaurant situé sur les rochers que j’affectionne particulièrement et dans lequel je me rends assez souvent avec un service subtile, une gastronomie méditerranéenne, très sympathique. Qui s’appelle ? Alors qui est située en fait au Cap d’Aille et qui s’appelle l’Apinède, par exemple.

0:30:54 Jean-Raphaël Drahi – Deuxième endroit.

0:30:55 Eric Trolliard – Deuxième endroit.

0:30:55 Jean-Raphaël Drahi – Pas forcément un restaurant, c’est vraiment ce que vous voulez. Vous aimez vous promener ou vous aimez.

0:31:0 Eric Trolliard – Manger, boire un verre ? Si c’est pour, par exemple, boire un verre, ce serait sur une terrasse, loin du tumulte de la ville, et je dirais sur les hauteurs de Hèze. Il y a un endroit avec une terrasse avec une vue magique, un hôtel qui est situé à Hèze, Magnifique.

0:31:36 Jean-Raphaël Drahi – Ensuite, un dernier endroit, c’est étroit. Ça, c’est le tarif à chaque fois.

0:31:40 Eric Trolliard – Oui. Dernier endroit, une plage. Une plage niçoise. D’accord.

0:31:50 Jean-Raphaël Drahi – Niçoise. Une plage en particulier où vous aimez aller ?

0:31:55 Eric Trolliard – Oui. Mais je dirais pas le nom.

0:31:58 Jean-Raphaël Drahi – D’accord. Mais une plage niçoise.

0:32:1 Eric Trolliard – Une plage niçoise.

0:32:2 Jean-Raphaël Drahi – D’accord. Nice en un mot. Ça fait ça à tout le monde au début.

0:32:11 Eric Trolliard – Ouais, magique.

0:32:15 Jean-Raphaël Drahi – C’est noté. Et pour terminer, on demande ça à chaque fois, une personne d’après vous qu’il faudrait, nous, que nous puissions rencontrer pour une prochaine interview du podcast ?

0:32:28 Eric Trolliard – Oui, forcément Stéphane Bollongaro.

0:32:32 Jean-Raphaël Drahi – Alors dites-nous un petit peu plus sur Stéphane.

0:32:35 Eric Trolliard – Qui est quand même le papa de Totor, qui est la sculpture, le chien que vous voyez partout dans la ville de Nice.

0:32:44 Jean-Raphaël Drahi – Et pourquoi faut le rencontrer alors lui ?

0:32:46 Eric Trolliard – Un homme extraordinaire qu’il faut connaître, qui a beaucoup de choses à dire, qui est fun, qui a une histoire.

0:32:59 Jean-Raphaël Drahi – Très bien, c’est noté.

0:32:59 Eric Trolliard – Comme son personnage d’ailleurs.

0:33:1 Jean-Raphaël Drahi – C’est noté. Écoutez, merci beaucoup, Eric, de nous avoir reçus dans cet hôtel. Et puis, à très vite.

0:33:8 Eric Trolliard – Avec plaisir.

0:33:9 Jean-Raphaël Drahi – Merci à tous de nous avoir écoutés jusqu’au bout. Nous, avec Julien, nous allons monter sur le rooftop. Comme vous entendez, il y a déjà de la musique, il fait très beau. Le ciel est bleu. On va en profiter. On vous laisse et on se retrouve très, très vite pour un nouvel épisode de Rendez-vous sur la Prome.

Rendez-vous sur la Prom

Rendez-vous sur la prom est le podcast qui part à la rencontre des Niçois qui font battre le cœur de la ville.

5e ville de France, blottie entre mer et montagne, Nice est une ville d’histoire, de tradition, mais toujours en mouvement. C’est aussi un endroit de rencontre, de partage où se rencontrent des habitants depuis plusieurs générations et de nouveaux arrivants bien décidés à profiter de la douceur de la baie des anges et du dynamisme de l’agglomération. Ce podcast leur donne la parole. Entrepreneur, artistes, commerçant, élus, nous allons à leur rencontre pour découvrir leur parcours, leurs inspirations et leur attachement à la ville.

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